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Allier à Mayotte

Allier à Mayotte

Vie quotidienne d'expatriés à Mayotte pour la famille et les amis.

Articles avec #actualites mayotte. catégorie

Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.

Je reviens sur le blog après plus d'un mois d'absence en raison des vacances, 15 jours aux Seychelles et d'un virus que j'ai rapporté dans mes valises et qui m'a cloué au lit pendant plus de 10 jours. Bon ça va mieux, je reprends du poil de la bête !

Une petite rétrospective sur le problème de l'eau. Les choses ont évolué.

Après une saison des pluies tardive et limitée la réserve d'eau de Combani est maintenant à 85% et pour autant les tours d'eau ont continué.

Un collectif s'est donc monté et a commencé à faire bouger les choses.

Des actions ont été menées pour empêcher les techniciens de la SMAE de venir fermer les vannes d'eau dans les villages du sud.

 

Retenues collinaires : après les pluies du week-end, Combani à 85% et Dzoumogné 36%

 

Pour un 1er avril, le ciel nous a livré une de ses dernières farces, et bonne cette fois : les averses tombées dans la nuit de samedi à dimanche ont permis de reconstituer un peu plus nos maigres réserves d’eau.

De vendredi après-midi à ce lundi matin, il est tombé 98mm à Coconi, tout bon pour la retenue collinaire de Combani, 53 mm sur Mtsamboro, pareil pour la RC de Dzoumogné, 56 mm à Mamoudzou, 41 mm à Dembéni, 37 mm à Vahibé, et 17 mm à Pamandzi.

Voilà qui va conforter un peu plus le Collectif des Assoiffés du Sud qui a effectué ce lundi matin un blocage symbolique de la mairie de Boueni, commune du président du syndicat des eaux et dont le maire est un des cadres : « Nous avons empêché la SMAE de pratiquer les coupures d’eau à Boueni et Moinatridri », explique Balahache OUsseni, un des leaders.

Aprés les dernières pluies, la retenue de Combani est désormais pleine à 85% et Dzoumogne, 36%.

A.P-L.

Le JOurnal de Mayotte

La population de Tsimkoura s’insurge contre les tours d’eau et empêche la coupure des vannes

 

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12h57: Ce matin peu de temps avant la coupure habituelle de l’eau, une partie de la population de Tsimkoura a empêché la fermeture des vannes. Ainsi, aujourd’hui Tsimkoura bénéficie tout de même d’une distribution d’eau. Les vannes alimentent l’ensemble du village et notamment le quartier SIM. Selon une habitante du quartier SIM, les agents de la SMAE se seraient montrés « plus que compréhensifs » avec les habitants ayant décidé d’intervenir contre la coupure d’eau. Elle affirme également que l’action sera reconduite jeudi car il est « inadmissible que seul le sud subisse les coupures »

info Kwezi

Le dimanche précédent la coupure d'eau, à l'appel de Jean pierre et  en accord avec le collectif des Assoiffés du Sud, une vingtaine de personnes de la Rampe se sont réunies pour préparer une action : empêcher la fermeture des vannes.

La crise de l'eau. La goutte de trop !

Une chaine et un cadenas, le tour est joué.

La crise de l'eau. La goutte de trop !La crise de l'eau. La goutte de trop !
La crise de l'eau. La goutte de trop !

Le mardi dès 7h30 un groupe de personnes attendait le technicien qui devant le comité d'accueil n'a pas insisté.

Depuis nous avons de l'eau !!! Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Suite à ces interventions dans les différents villages du sud il a été décidé au niveau de la préfecture d'arrêter les tours d'eau.

La crise de l'eau. La goutte de trop !
La crise de l'eau. La goutte de trop !

Le Collectif des Assoiffés du Sud appelle à la mobilisation ce samedi

 

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16h24: Le Collectif des Assoiffés du Sud appelle « toute la population » à une « grande manifestation » sur la problématique de l’eau au carrefou NGWEZI (carrefour M’tsamoudou) ce samedi à partir de 6h du matin. Il invite également les populations soumises aux tours d’eau à apporter leurs factures d’eau.

info Kwezi

Ce matin la manifestation organisée par les Assoiffés du Sud s'est déroulée au Col de Chirongui sous l'oeil vigilant des gendarmes. Des mahorais et quelques mzungus ont répondu présent.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase : depuis bientôt 4 mois le sud vit au rythme des coupures d'eau alors que le nord continue à vivre comme si de rien n'était et depuis quelques jours, les factures d'eau commencent à arriver.

La SMAE est dans l'obligation de fournir une eau potable ce qui n'est pas le cas et de plus nous devons acheter de l'eau en bouteille. Trop c'est trop !

Le collectif invite  la population à ne pas payer ses factures, nous avons donc suspendu nos prélèvements automatiques.

 

La crise de l'eau. La goutte de trop !
La crise de l'eau. La goutte de trop !
La crise de l'eau. La goutte de trop !
La crise de l'eau. La goutte de trop !
La crise de l'eau. La goutte de trop !
La crise de l'eau. La goutte de trop !

Les tours d'eau sont suspendus pour 3 semaines mais le mois de mai est plus incertain.Par contre du 27 mai au 27 juin c'est-à-dire pendant le Ramadan l'eau devrait être rétablie dans tout le sud .

 

Selon le député Ibrahim Aboubacar «  l’objectif final est une absence totale de tours d’eau au nord comme au sud, et, si cela devait de reproduire, nous demandons une solidarité territoriale, en isolant les structures identifiées comme les hôpitaux, la prison, comme cela se fait actuellement dans le sud. » Les raisons de l’absence de coupure dans le nord n’ont pas été données, malgré la demande des élus.

Mais je pense que sur ce dernier  point chacun a sa petite idée.

 

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Publié le par M Christne
Publié dans : #Actualités Mayotte.
« On veut de l’eau ! » Le cri de colère d’une habitante du sud

Une habitante du sud nous envoie ce cri de colère, de dépits, et décrit une situation qui ressemble à une scène de vie qui s’est figée. Plus d’école, plus de vie sociale, et des conditions d’hygiène qui se dégradent.

 

Nous sommes passés à Dembéni hier, au centre-est de l’île pour un reportage. Notre interlocutrice était malade, une forte fièvre, des diarrhées, « et pourtant, je n’utilise jamais l’eau du robinet. Même mon chat est malade, alors que je lui donne de l’eau en bouteille ! »

Les habitants subissent des coupures depuis mi-décembre, qui sont passées d’un jour, à deux jours sur trois. Une mission de la Sécurité civile est venue à Mayotte mi-janvier, sans résultat visible un mois et demi après.

Plus au sud, vers Sada, une habitante a écrit sa colère, et nous envoie un texte qui exprime ce que tous les habitants vivent au quotidien depuis 2 mois : pas d’eau pour tirer la chasse quand justement les diarrhées sont fréquentes, pas de lavage de main ensuite sans toucher des jerricans d’eau avec des mains salies, pas de garanties d’absence d’infection lorsqu’elle se coupe pour faire la vaisselle… Nous reproduisons intégralement son texte.

« Après le 6 février 2017
On ne veut pas entendre ce que nous propose la ministre
On ne veut pas !
Ce sont des solutions à long terme qui ne nous impactent pas actuellement
On veut entendre des solutions immédiates. Immédiates comme :

I) on veut de l’eau tout le temps
II) on veut pouvoir prendre une vraie douche tous les jours, une vraie
III) a la rigueur, on veut de l’eau un jour sur deux (voir plus bas, no 9)
IV) on veut entendre qu’on ne doit pas faire bouillir l’eau du robinet pendant 5 mn. on veut de la bonne eau. on est en France, pays développé, oui ou non !
V) on ne veut pas d’eau brunâtre
VI) on ne veut pas passer une heure tous les trois jours à remplir nos bidons d’eau… douteuse… parfois deux heures si on est une famille nombreuse
VII) on veut que l’eau revienne à l’heure prévue, pas une heure après
VIII) on ne veut pas devoir se faire vacciner conte l’hépatite ou la typhoïde… comme en Inde
IX) on ne veut pas que nos enfants soient malades
X) on veut savoir si cette eau est dangereuse pour les yeux
XI) on veut savoir si cette eau est dangereuse si on se coupe en faisant la cuisine
XII) on veut aussi que nos enfants aillent à l’école
XIII) on veut pouvoir recevoir nos amies le samedi et le dimanche. Peut-on le faire s’il n’y a pas d’eau ?
XIV) on veut que tout le monde participe à l’effort si celui-ci doit durer jusqu’au mois d’aout 2017 ????
XV) on veut que le nord soit traité comme le sud au nom du sacro-saint principe d’égalité (de la république, une et indivisible)
XVI) on veut entendre que le nord aussi, oui aussi, aura de l’eau un jour sur deux comme le sud… au nom du principe d’égalité et de fraternité de la république (encore une et indivisible)
XVII) on ne veut pas se sacrifier pour le nord
XVIII) on ne veut pas que cela continue jusqu’au mois d’aout
XIX) on ne veut pas que cette situation s’installe et que tout le monde considère cela comme normal ; la preuve, on n’en parle même plus au journal de Mayotte première (voir le mardi 21 février 2017)
XX) etc.

Comme dirait monsieur Zaman Soilihi, pour un pays développé, « c’est une honte »

Une citoyenne en colère. »

 

par Le Journal de Mayotte
le 24 février 2017 à 12:10

La retenue collinaire de Combani à 30,8% et celle de Dzoumogné est à 21,2%

 

robinet eau

8h57: Hier a eu lieu la 18 éme réunion du comité de suivi de la ressource en eau. Le point météorologique fait état de l’arrivée du flux de mousson depuis hier, ce qui provoque des pluies pour le moment très localisées. L’impact de ces précipitations sur les retenus collinaires de Combani et Dzoumogné reste à démontrer. En effet, le taux de remplissage de la retenue de Combani est de 30,8%. Le niveau de la retenue de Dzoumogné stagne quant à lui autour de 21,2%

La retenue collinaire de Combani. On en entend parler depuis des semaines. Alors, dimanche dernier nous sommes allés sur place pour nous rendre compte par nous même.

Et voilà les photos.

« On veut de l’eau ! » Le cri de colère d’une habitante du sud
« On veut de l’eau ! » Le cri de colère d’une habitante du sud
« On veut de l’eau ! » Le cri de colère d’une habitante du sud
« On veut de l’eau ! » Le cri de colère d’une habitante du sud
Le déversoir en cas de trop plein !!!

Le déversoir en cas de trop plein !!!

La retenue de Combani (sud) est à plus de 30%, celle de Dzoumogné (nord) est à 21%.

Alors questions ???

Pourquoi le sud subit-il des coupures et pas le nord ?

Pourquoi au nord continuent-ils à utiliser l'eau comme avant et que nous dans le sud nous devons subir des restrictions ?

Pourquoi le nord n'est-il pas solidaire du sud ?

Pourquoi le sud doit-il se sacrifier pour le nord ?

On en a marre !!!!!!!!!!!!!

 

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Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.
La crise de l'eau (suite et loin d'être terminé !)

Débrayage à Chirongui : Les enseignants du Lycée professionnel alertent sur les conditions d’accueil.

 
Les enseignants de la section d’enseignement professionnel de Chirongui ont débrayé une heure hier mercredi, pour alerter sur « les conditions d’accueil déplorables au sein de l’établissement ».

Dans un communiqué diffusé ce soir, les enseignants dénoncent une « situation exceptionnelle dans le sud de l’île, liée aux difficultés d’approvisionnement en eau », avec une forte dégradation des conditions d’hygiène et de sécurité.

« L’état des sanitaires n’est pas sans conséquence sur les problèmes d’hygiène et de santé des jeunes (pathologies induites, risques de transmission bactériologique, atteinte au bien-être des personnes…). La question des sanitaires concerne en effet la santé et la sécurité des élèves comme des personnels, mais aussi les règles de vie collective des citoyens dans des lieux publics.

Seulement deux toilettes sont ouvertes, dans un état de saleté affligeant, sans papier ni savon, des fermetures de portes cassées et avec des odeurs indignes d’un établissement accueillant du public », indiquent les enseignants.

Problèmes de surveillance, de nettoyage, bâtiments vétuste et hors norme… « Les personnels enseignants ont voulu dire ‘stop’ ». Si cette action était temporaire, les enseignants préviennent qu’un mouvement plus large pourrait débuter « si rien n’est fait ».

La CGT éduc’action demande au vice-rectorat d’entendre cette colère… et de ne pas se limiter à la livraison d’une cuve d’eau mais « d’avoir pour objectif la mise en place d’un environnement scolaire favorable à la santé ".

par Le Journal de Mayotte
le 10 février 2017 à 04:59

Crise hydrique :

Nous avons envoyé un message hier plus spécifiquement destiné aux établissements du sud. Le débrayage qui a eu lieu hier à la SEP de Chirongui prouve, s’il en était besoin que la situation de pénurie d’eau prend des proportions pour le moins préoccupante ! Cette section professionnelle se retrouve sans eau pendant plusieurs heures en début de journée en raison de citernes non remplies ce qui crée des problèmes d’hygiène, les toilettes ne fonctionnant plus normalement. De plus, les bouteilles d’eau ne sont plus fournies aux personnels. Cette situation est inacceptable et appelle une réponse forte de la part des collègues qui sont soumis à un tel traitement. Les leçons de morale d’un proviseur, dont le seul objectif est de poursuivre coûte que coûte les enseignements, quelles que soient les conditions, sont parfaitement déplacées.

Le SNES avait fait voter une délibération au CHSCT de novembre pour une visite de tout le site de Chirongui. Elle n’a jamais eu lieu alors que le vote de cette délibération a valeur contraignante. Nous y reviendrons au CHSCT prévu le 13 février avec l’objectif de trouver des aménagements des conditions de travail alors que vous êtes durement éprouvés par les coupures d’eau. Afin de préparer cette réunion du CHSCT, nous attendons d’autres réactions de votre part, voire des suggestions. Pour le moment, seul Chirongui a réagi.

http://www.mayotte.snes.edu/Crise-de-l-eau-tuberculose-et-action-du-SNES.html

Article du SNES (syndicat d'enseignants)

 

Mercredi matin, les enseignants de la SEP (section d'enseignement professionnel) de Chirongui ont arrêté le travail pendant 1 heure afin de dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils travaillent avec 500 élèves et ce, depuis plus de 5 semaines.

Pour cet établissement pas de rampe de distribution de l'eau, uniquement deux citernes qui étaient pratiquement vides ce mercredi et 2 toilettes seulement pour 500 élèves dans un état déplorable, sans papier, sans savon et pas nettoyées.

Magnifique pour un établissement professionnel où les élèves manipulent la peinture, le ciment, le plâtre, le bois à  longueur  de journée. Comment font-ils pour se laver ?

La réponse du proviseur et de son adjointe  : AUCUNE.

Là on frise l'incompétence.

Merci à vous qui avez signé la pétition sur la pénurie d'eau à Mayotte.

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Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.

CRISE DE L'EAU : POUR QUE MAYOTTE SE FASSE ENTENDRE !

2 mois, voilà 2 mois que l'île de Mayotte, département FRANÇAIS, subit des coupures d'eau.

Les habitants du sud de l'île ne disposent de cette ressource, pourtant vitale, qu'un jour sur trois, et encore, celle-ci n'est pas potable. La faute à une saison des pluies qui n'arrive pas, mais aussi au manque d'anticipation des pouvoirs publics.

Quel département accepterait cet état de faits ? Quelle région subirait cette situation sans qu'un responsable du gouvernement ait un mot pour ses habitants ? Que les médias de tout bord, presse, internet, radio, télé, ne relayent l'information jusqu'à une résolution de la crise ?

Mayotte est l'éternelle oubliée, mais face cette pénurie qui concernera bientôt l'île entière, et qui si elle se poursuit peut entraîner une crise sanitaire, nous demandons au Président de la République de se faire officiellement l'écho de cette crise et d'exiger des solutions concrètes et rapides de l'administration locale.

Cette pétition sera remise à:


De l'eau POUR MAYOTTE a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 1 415 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.


 

Bonjour,

Je viens de signer la pétition, « François Hollande: CRISE DE L'EAU : POUR QUE MAYOTTE SE FASSE ENTENDRE ! ».

Je pense que c'est important. Souhaiteriez-vous signer à votre tour?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-crise-de-l-eau-pour-que-mayotte-se-fasse-entendre

Merci,

Marie Christine

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Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.

Toujours pas de prévisions favorables

6h19
meteo

Les services de Météo France Mayotte ne prévoient pas l’arrivée de fortes pluies avant le 19 février, la saison tarde toujours autant à se positionner et toute la région est aujourd’hui fortement affectée par la sécheresse…

infos Kwezi

Reprenons depuis le début. Le 15 décembre environ, la pluie se faisant toujours attendre à Mayotte et les réserves de la retenue collinaire de Combani étant au plus bas, un arrêté préfectoral décide d'organiser des tours de distribution de l'eau dans le sud de l'île et de reporter la rentrée scolaire du 9 au 12 janvier ( il est vrai que 4 semaines de vacances c'était un peu juste pour que  le Rectorat puisse organiser une rentrée scolaire en temps et en heure !) . Et si, à Mayotte c'est possible !!!

De ce fait, pour la 7eme semaine (tout de même) tous les habitants du sud  n'ont de l'eau qu'une journée sur trois. On se rassure le préfet habite le nord et peut continuer à se doucher 3 fois par jour !

Donc pendant que le sud de l'île subit la pénurie d'eau,  dans le nord la vie continue comme si de rien n'était; J'exagère un peu depuis 3 jours interdiction de laver les voitures, de remplir les piscines, d'arroser etc .Il était temps.

Alors,voici pour vous, futurs expats, ce que vous ne devez pas oublier de mettre dans votre container.

Voici la liste du trousseau du parfait sourcier :

 

Le seau, indispensable pour les toilettes

Pénurie d'eau à Mayotte

 

 

Le baquet et la casserole  pour se laver et la bouteille pour le rinçage. 

Pénurie d'eau à Mayotte

 

Pour la cuisine, les bouteilles de 5 l (bien les conserver, elles sont rares sur l'île ).

Et enfin, la poubelle en vue du durcissement des tours de distribution de l'eau.  Car celà va arriver évidemment ! Parce que n'espérez pas en trouver à Mayotte. Nous avons fait tous les bazars  indiens de l'île pour la  trouver, C'était la dernière !!!!!!!!!!!!

Pénurie d'eau à Mayotte

Pénurie d’eau: le SIEAM sonnait l’alarme dés 2012

 

logo SIEAM

9h30: Le Projet d’Action Stratégique de l’Etat à Mayotte évoquait dés 2013 la nécessitée de construire une troisième retenue collinaire ainsi qu’une usine de déssalement dans le Sud de l’île pour prévoir les éventuels pénuries si un jour la saison des pluies venait à trop tarder. Cette attention particulière du PASEM faisait suite…aux conclusions préventives de l’assise de l’eau organisée par le SIEAM l’année précédente, c’est-à-dire dés 2012.

Votre FMM du jour traite ce sujet avec plus de profondeur.

 

infos Kwezi

Sur l'île, il y a 2 retenues collinaires prévues pour 200 000 habitants. Le problème c'est que nous sommes 2 fois plus nombreux avec tous les clandestins.

Celà fait des années que l'on évoque la construction de cette retenue collinaire !

Alors qu'en métropole les médias se lamentent parce qu'il va manquer d'électricité pendant 48 h, qu'il fait moins 5 ou moins 10 degrés (c'est l'hiver quoi !) ça nous fait doucement rigoler.

Parce que nous on a pas d'eau

et tout le monde s'en fou !

 

 

 

Tout est dit dans cet article de Metamag du 24 janvier.

C'est clair.

Mayotte, l’île verte qui n’a plus d’eau !

Eau Ressource Fragile

Mayotte, l’île verte qui n’a plus d’eau !

 
 
 
 

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Depuis quelques semaines circulait dans le Nord de Mayotte une blague sur les habitants du Sud : « A quoi reconnaît-un un habitant du Sud ? A son odeur », allusion ironique aux restrictions d’eau qui sévissent autour de Chirongui et Boueni depuis maintenant un mois.

eau-couv_sieam_mayotte_les_actes_de_l_eau_Cette blague n’aura bientôt plus cours car le préfet vient de décréter, par arrêté ce vendredi, de rationner dorénavant l’eau sur toute l’île. Un ami péruvien s’étonnait il y a peu de ce rationnement et de ce manque d’eau sur l’île aux parfums. Il suffit en effet de jeter un coup d’œil sur quelques photos de Mayotte pour constater de visu qu’il s’agit d’une île verdoyante et qui doncn e peut logiquement manquer d’eau. Les bureaucrates français nous inventent donc aujourd’hui une sécheresse exceptionnelle pour justifier la crise de l’eau présente. Alors ?

Certes la pénurie d’eau actuelle est sans doute aggravée par le phénomène de la Nina qui touche l’Océan Indien et a retardé l’arrivée de la mousson alors que récemment des pluies diluviennes ont frappé par exemple la côte désertique du Pérou mais elle a aussi d’autres causes dont l’augmentation notable de la consommation d’eau  pour des raisons de croissance démographique incontrôlée, l’inactivité de la SMAE (l’exploitant de l’eau à Mayotte) dont le budget dépasse pourtant celui du Conseil Général mais qui n’a pas su anticiper, prévoir et forer à tant, l’argent nourrissant sans doute d’autres mains malhonnêtes. Comme pour le scandale de la fermeture des écoles primaires depuis le début de l’année scolaire pour grève irresponsable, on osera demander mais de qui se moque-t-on enfin ?

On sait bien à la préfecture depuis des années qu’il fallait construire une nouvelle retenue collinaire (celle de Combani pour le Sud étant insuffisante) or on n’a même pas été capable de remplir les dossiers d’aide européens pour le faire. La semaine prochaine  cette retenue sera lancée mais  bien sûr avec les fonds européens. On prépare donc les dossiers et donc forcément cela va durer.

« Anne ma sœur ne vois-tu rien venir ? » Et la sœur Anne répondait : « Je ne vois rien que le soleil qui poudroie ». Cet extrait célèbre du conte Barbe bleue de Charles Perrault illustre à lui tout seul l’activité préfectorale et celle des élus. Ainsi les deux retenues de Dzoumogné et de Combani sont en dessous de la moitié de leur capacité de stockage. Il faut donc consulter peut-être d’autres chiffres. Par exemple, en une seule année, en 2016 la consommation d’eau sur l’île a augmenté de 9,7 % par rapport à 2015 (ce qui correspond à 30 000 à 35 000 m3 d’eau supplémentaire par jour). La faute c’est bien sûr une croissance démographique liée à l’immigration clandestine  mais aussi à la hausse du nombre d’habitations de mieux en mieux équipées (cuisines, salles de bains, machines à laver) puisque Mayotte s’enrichit forcément avec un taux de croissance à quasi 7 %, championne en cela de la double économie et des doubles comptabilités.

Retenue collinaire de combani

Retenue collinaire de combani

Par de mauvaises habitudes (le lavage des voitures, le changement régulier de l’eau des piscines, les fuites d’eau, les robinets qu’on laisse ouverts), il y a aussi à Mayotte une surconsommation d’eau potable par rapport à l’hexagone (210 m3 par an par contrat pour 120 m3 en métropole). Il faut donc forer et au plus vite. Or aujourd’hui, le forage des nappes phréatiques ne représente que 18 % de l’accès à l’eau mahoraise. Il faut aussi rouvrir les puits présents dans les villages et les rendre potables car ils ont souvent été fermés et leur accès interdit. Quant à l’usine de dessalement de Petite Terre, on nous murmure qu’elle ne fonctionne même pas parce qu’elle coûterait trop chère ! Ce qui est sûrement vrai car le dessalement par osmose inverse n’est en réalité pas du tout rentable .

Actuellement, les « tours d’eau » ont été renforcés avec deux jours de coupure sur 3 et généralisés sur toute l’île. Le ton des communiqués préfectoraux se fait aussi plus dur et plus pessimiste mais sans aucun programme de sensibilisation d’envergure déployé réellement sur l’île. « Quand il n’y aura plus d’eau, il n’y aura plus d’eau ! » assène le préfet irrité par les mauvaises habitudes alors que les marchands de citernes se frottent les mains. Combani ne serait plus qu’à 15 % de sa capacité.

Déjà la rentrée scolaire d’hiver a dû être retardée de trois jours et hôteliers et restaurateurs sont en colère face à ce qui s’apparente bien à de l’improvisation généralisée et au refus de déblocage de fonds exceptionnels pour lancer les grands travaux de forage et la retenue. La défaillance politique de la préfecture comme des élus est manifeste. Personne n’a anticipé, n’a voulu anticipé.

Le préfet ne jure que par l’Europe. Pourquoi ne pas demander des subventions au Ministère de l’Ecologie si riche des aides aux énergies renouvelables, comme le réclame à bon escient Thierry Galarme, le président du Medef local ?

Non pour le moment seul le sud de l'île est concernée par les tours d'eau, ce qui est d'ailleurs incompréensible car la retenue collinaire du nord est aussi au plus bas.

Pas de chance pour nous, la préfecture est au nord !!!

 

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Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.
Baby boom  : 9514 bébés en 2016

L’Agence France Presse le notait dans un article datant du 11 janvier dernier : selon le directeur du Centre hospitalier de Mayotte, la maternité a battu son propre record en dépassant les 9 000 naissances de l’année 2015. L’an passé, 9514 bébés sont été mis au monde à Mayotte. (Photo : AFP)

En 2015 déjà, le nombre de naissances était exceptionnel, le taux d’occupation de la maternité atteignant 117%.

Pour gérer l’important flux de naissance, le CHM a dû s’organiser. Des mamans ont dû être tranférées dans les hôpitaux avoisinants, afin de libérer des lits.

Pour palier le manque de personnel, la maternité centrale a recruté quarante sage-femmes. Un appel a été lancé à l’Agence régional de santé océan Indien pour plus de recrutements l’an prochain.


A noter que le taux de naissance est trois fois plus important à Mayotte, que celui de tout le territoire français.

jm/www.ipreunion.com

Mayotte détient aussi le record du taux de chômage le plus élevé de France.

Ceci explique peut-être celà ! il faut bien s'occuper !!!!

Sans oublier  le droit du sol !

 

 

 

 

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Publié le par M christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.
Conflit social à Mayotte. La routine quoi !

Conflit Panima : Fermeture des établissements scolaires les après-midis faute de repas (Journal de Mayotte 28/11/2016 )

 

Pour vous aider à comprendre un petit rappel sur cette entreprise et l'origine du conflit.

Créée en 2006, Panima emploie 95 salariés. La société réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 12 M€, au travers de 4 activités principales.

- La restauration collective (hôpitaux et administrations) : 2 000 repas chauds par jour.

- La fourniture de collations froides (sandwiches et fruits) aux collèges et écoles : 40 000 prestations par jour.

- La boulangerie industrielle : 8 000 pains et 20 000 viennoiseries par jour.

- Le catering aérien (sandwiches et collations pour Ewa, filiale d’Air Austral).

Servair, 3ème acteur mondial de la restauration et des métiers de la logistique du transport aérien a pris une participation majoritaire dans la société Panima. 

Pour Servair, il s’agit d’un investissement stratégique, dans une entreprise moderne, équipée d’un outil industriel aux standards européens et sur un marché en pleine croissance, avec des perspectives positives. Avec la croissance démographique galopante de Mayotte, pas de prise de risque c'est certain.

Voila pour le décor.

 

Que veulent les salariés ?

Suite à l'échec des négociations annuelles obligatoires, les syndicats ont déposé un préavis de grève à partir du 23 novembre.

Ils demandent :

- la prime annuelle de mérite.

- la promotion interne face au besoin de renouvellement d'effectif.

- et une augmentation de salaire de 250 euros.

 

Suite à l'échec des négociations  les écoles, les collèges, les lycées, la prison de Majicavo et Air Austral sont privés de repas. Jusque là seul le service minimum aux malades était assuré.

Le site de l'usine est sous surveillance de la gendarmerie.

C'est samedi matin que les choses se compliquent .

Verd 6 h, 10 camions de la société Panima ont été brûlés. On ne connaît pas l'origine de l'incendie. Criminel ou accidentel ?

Peu de temps après l'échec des négociations hier vendredi, le préfet a pris un arrêté de réquisition en ordonnant à la gendarmerie d’intervenir pour libérer la sortie des camions afin de livrer le Centre Hospitalier et extraire le directeur Ivan Mercier. Au cours de cette opération, des grévistes auraient été bousculés par les gendarmes, dont deux femmes enceintes. La tension est encore montée d’un cran chez les grévistes. Suffisamment pour les inciter à provoquer un incendie ? (JDM 26 novembre )

Etrange, avec 93 grévistes sur place. Ont-ils compris la signification du mot "réquisition " ???

Conflit social à Mayotte. La routine quoi !

Et aujourd'hui mardi, ce conflit commence à avoir des répercussions sur le fonctionnement des écoles, des collèges et des lycées. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à Mayotte il n'y a pas de cantine dans les établissements scolaires. Les élèves reçoivent  une petite collation pour leur permettre de tenir la journée sans rester le ventre vide.

Pour le repas de midi, les élèves doivent donc rentrer chez eux  (du moins ceux qui le peuvent ).

Comme il n'y a pas de moyen de transport, impossible de revenir en cours . Une partie des établissents commence donc à fermer l'après-midi. Selon le Vice-Rectorat 15 communes sur 17 sont touchées. Certains établissements  avaient fonctionné sur leurs réserves mais depuis lundi ce n'est plus possible.

 

Conflit social à Mayotte. La routine quoi !

Aujourd'hui reprise des négociations.

Les grévistes bloquent toujours l'entrée du siège de la société. Seuls circulent les camions de livraison de repas au CHM et à la prison de Majicavo.

Je vous parlais de routine en début d'article : j'en oubliais la grève à l'Education Nationale au niveau primaire, lancée par le SNUIPP. Une partie des écoles de l'île sont fermées pour la troisième semaine consécutive . Les syndicalistes ont cadenassé les serrures des écoles et empêchent les enfants d'y accéder.

Pas de réaction au niveau du Rectorat qui semble laisser pourrir la situation.

Les municipalités ne prennent aucune initiative pour faire ouvrir les écoles.

Quant aux instits mahorais !!!

 

Plus de 90 écoles sont actuellement fermées dans l'île

Plus de 90 écoles sont actuellement fermées dans l'île

Plusieurs dizaines de milliers d'enfants inscrits en maternelle ou en primaire sont actuellement privés d'école.

 

En effet, un peu plus de 90 écoles sont actuellement fermées par les instituteurs grévistes qui se mobilisent depuis le 8 novembre dernier. Après les manifestations, les happenings devant des institutions comme le vice-rectorat, les tentatives de barrages, les enseignants en colère menés par le SNUipp (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc) ont décidé depuis la semaine dernière de cadenasser les portails d'entrée de dizaines d'écoles en l'absence de réponse favorable de l'État à leurs revendications. Leur mouvement porte toujours sur la reconstitution des carrières et l’attractivité du territoire dont ils exigent des améliorations ou changements tout de suite.

 

Depuis quelques jours, plus de 25 000 élèves mahorais (sur un total de plus de 55 000 écoliers selon le SNU ipp, 52 000 selon le vice-rectorat) ne peuvent pas aller à l'école. La faute aux blocages qui sévissent dans plus de la moitié des écoles primaires et maternelles de l'île sachant qu'elle en compte 180 sur son territoire. Le SNU ipp seul syndicat à avoir décidé de poursuivre le mouvement initié le 8 novembre dernier par une intersyndicale, a verrouillé les entrées de plusieurs établissements scolaires avec des cadenas et autres ustensiles. Victime collatérale du mouvement, l'ARS a dû annuler ses actions de prévention sur la prolifération des moustiques dans des écoles à Sohoa et Chiconi cette semaine. Idem pour les Naturalistes qui ont été contraints d'annuler son intervention auprès de scolaires à Mutsamudu hier dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets. “C'est désespérant pour les enfants, mais le dialogue reste ouvert dans les circonscriptions”, s'est contenté de répondre le vice-rectorat pas très loquace comme à son habitude quand des blocages ou des grèves secouent l'Éducation nationale à Mayotte.

 

Triple peine pour les familles

 

Autres victimes du blocage, les familles aux revenus modestes ou, dont le niveau de vie est en dessous du seuil de pauvreté (plus de 80 % de la population concernée selon l'Insee). Pour elles, c'est donc la triple peine : elles souffrent de la misère, d'un système éducatif public encore plus en difficulté qu'en métropole (classes surchargées, rythmes scolaires inadaptés, rotations, insalubrité de certains établissements ou encore quasi-absence de réfectoires) et elles subissent les grèves à répétition dans l'enseignement. La fermeture des écoles est illimitée, a annoncé Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire départemental du SNUipp. Le syndicat demande toujours la reconstitution des carrières suivant l’ancienneté des ex-fonctionnaires de la collectivité départementale, d’augmenter l’attractivité réelle du département avec une indexation égale à 53 % pour les fonctionnaires affectés à Mayotte et le passage des établissements scolaires de Mayotte du statut REP en REP+, “comme cela a été réalisé en Guyane”.

 

“Le vice rectorat ose encore soutenir que le mouvement est minoritaire. Mieux, au lieu de s’atteler à trouver des solutions avec les grévistes et leur syndicat, la Vice Rectrice est en train de perdre son temps à missionner ses Inspecteurs de l’Éducation nationale à ouvrir les écoles bloquées ou à intimider les grévistes. En tout cas, le gouvernement et les services de l’État à Mayotte feraient mieux de ne pas sous-estimer la solidarité et la détermination des enseignants du premier degré. D’autant plus que nombreux sont ceux qui estiment que les revendications que porte le SNUipp-FSU Mayotte sont légitimes à l’instar du président du Conseil départemental et du député Ibrahim Aboubacar qui nous ont porté leur soutien”, expliquait le SNU ipp dans un communiqué publié hier.

 

Une rencontre est prévue le 5 décembre au ministère de la Fonction publique pour faire le point sur les décrets “reprise d’ancienneté”. Mais pour le SNUipp, l'État essaie de gagner du temps. Pour le moment, aucune rencontre n'est prévue entre le vice-rectorat et les représentants du mouvement de grève. Le SNUipp-FSU Mayotte appelle à une nouvelle manifestation dans les rues de Mamoudzou le jeudi 24 novembre ; le rassemblement est fixé au vice rectorat à partir de 8h30. Les enfants vont donc devoir s'armer encore de patience avant de pouvoir retrouver le chemin de l'école.

Mayotte Hebdo 23/11/2016
 
 
La routine mahoraise m'aura au moins permis d'écrire un article !!!!
Bonne journée.
 
 

 

 

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Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.
Que s'est-il passé ce matin à Chirongui ?

09h33 : Nous nous sommes rendus sur place à Chirongui pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé ce matin. Et autant dire que les versions de l’histoire sont nombreuses.

Dans la commune de Chirongui il y a deux lycées, l’un pro et l’autre général, où une espèce de rivalité règne, le lycée général reprochant au lycée pro de générer de la violence.

Hier une bagarre aurait éclaté, et ce matin était venu le moment du règlement de compte. A 6h50 heure du début des cours, il y aurait eu un vent de panique entre les élèves sur fond de rivalité Nord Sud. La grille du lycée général étant fermée les élèves ont forcé le passage pour tenter de se mettre à l’abri. Dans ce mouvement de panique entre les cris et les hurlements de terreur, quelques élèves ont été blessés.

Le calme est revenu pour l’heure, on ne sait pas combien il y a de blessés, mais on dénombre au moins un blessé grave pris en charge, selon les autorités.

Les autorités précisent également que des bus ont été mis à disposition pour les élèves qui souhaiteraient rentrer chez eux.

Les gendarmes effectuent toujours des rondes sur place.

Plus de précisions ce soir dans le JTM.

23 septembre 2016 (info Kwezi )

Aujourd'hui samedi, tout semble rentré dans l'ordre. Les gendarmes sont tout de même à tous les coins de rue pour prévenir des débordements éventuels.

Les cours au lycée général et professionnel ont donc été  suspendus hier.

Et nous ne sommes qu'à 1 mois de la rentrée !

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Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.
La course de pneus annulée

par Le Journal de Mayotte le 5 juin 2016 à 06:30

La course de pneus se termine dans les lacrymogènes

Les pneus des enfants dans les lacrymogènes (Image : Twitter/Abby Saïd Adinani)

Jamais Mayotte n’avait dérogé à son rendez-vous avec la course de pneus depuis 33 ans. Jamais ce jeu des rues devenue compétition festive n’avait dû être interrompu. Mais Mayotte est en crise et hier, c’est la grande fête de Mayotte qui a été submergée par la délinquance. Elle a tourné à la bataille de rue entre des dizaines de jeunes encagoulés et des forces de l’ordre et leurs grenades lacrymogènes. Entre les deux, les jeunes coureurs et la foule.

La fête avait pourtant attiré des milliers de personnes entre Cavani et la place de l’ancien marché à Mamoudzou, fidèles au rendez-vous. Mais les choses ce samedi commençaient à traîner en longueur.
Réparti sur l’ensemble du parcours, le public ne se doute que déjà, l’épreuve frôle l’annulation.

Du verre sur le parcours

Si les garçons n’ont pas pu s’élancer vers 14 heures, c’est qu’une partie du parcours est déjà la proie à des tensions. Elle est jonchée de bris de verre et de tessons de bouteille. « Une bande de Mgombani a cassé des bouteilles devant chez Ballou, au début de la rue du commerce. Il a fallu qu’on se rende sur place pour sécuriser l’endroit et nettoyer la chaussée pour permettre à la course de s’élancer », explique Laurent Mounier, organisateur de la course avec sa société Angalia.

C’est donc avec près de 45 minutes de retard que l’organisation décide de démarrer l’épreuve. Les garçons prennent le départ et dans leur foulée immédiate, les filles s’élancent à leur tour. Il s’agit d’enchaîner pour tenter de rattraper le retard sur le planning.

Panique et enfants choqués

Mais l’épreuve ne pas aller plus loin. « A ce moment-là, ça craque », résume Laurent Mounier. Sur le lieu prévu de l’arrivée, place de l’ancien marché, des bandes ont surgi de nulle part, des individus encagoulés qui créent un mouvement de panique. « Des jeunes de 14/15 ans se sont mis à lancer des pierres. Ce qui a été difficile à gérer c’est le mouvement de foule ».

Course de pneus annulée. Aujourd’hui, j’ai ressenti la panique.#Mayotte pic.twitter.com/3IRENogTxo

— Abby Said Adinani (@Bee_Mondroha) 4 juin 2016

Car les pierres, parfois très impressionnantes, créent en effet un mouvement de panique… Et les événements s’enchaînent. Les forces de l’ordre ripostent avec des grenades lacrymogènes repoussant les jeunes dans le centre de Mamoudzou, un centre-ville en proie à la terreur.

Sur la place de l’ancien marché, la Croix-Rouge qui assure l’assistance sanitaire de l’événement est débordée par des enfants choqués par les pierres, la panique et les gaz.

Grande tristesse

La décision s’impose d’évidence aux organisateurs comme à la mairie : Il faut interrompre la course. Les équipes des adultes ne prendrons pas le départ… Alors que les échauffourées gagnent Cavani. « Le parcours n’était plus fiable. A tout moment, ça pouvait dégénérer », explique Laurent Mounier.

Un tout premier bilan de la préfecture faisait état d’une dizaine de blessés dont au moins 6 hospitalisés et deux interpellations, en début de soirée hier.

Finalement, deux mots résument bien le sentiment après ces événements qui nous prive, une fois encore, d’une actualité joyeuse et positive, deux mots lâchés par Laurent Mounier en fin de journée : « Grande tristesse ».

RR
www.lejournaldemayotte.com

Selon le Journal de Mayotte " La sécurité est hors de contrôle ".

La police n'arrive plus à faire face à la violence qui se déverse sur Mamoudzou et sa banlieue proche depuis une semaine.

En 33 ans c'est la première fois que la course de pneus est interrompue et annulée.

 

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Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.

Cet article du journaliste Pascal Riché fait le constat des conséquences d'une immigration comorienne à Mayotte depuis 10 ou 15 ans.

La réunion d'hier n'a proposé aucune solution.Il faut dire que l'ancien préfet vient de quitter Mayotte et le nouveau n'est pas encore arrivé.

Les élus locaux ont laissé faire pendant de nombreuses années.

Les politiques n'ont pris aucune mesure efficace.

Les mahorais ont aussi tiré partie de cette situation en exploitant les comoriens.

Mais actuellement la situation est devenue explosive. L'île compte autant de mahorais que d'immigrés. La situation n'est plus gérable.

 

Dans le 101e département français, des groupes d'habitants délogent autoritairement les étrangers sous le regard des gendarmes impuissants. La situation est explosive. Pascal RichéPascal RichéPublié le 17 mai 2016 à 20h04

Dans le 101e département français, des groupes d'habitants délogent autoritairement les étrangers sous le regard des gendarmes impuissants. La situation est explosive. Pascal RichéPascal RichéPublié le 17 mai 2016 à 20h04

Violente, la scène se répète dans divers villages du même département français depuis janvier. Une foule de plusieurs dizaines d’habitants se dirige vers des habitations de fortune occupées par des immigrés. Ils sont très déterminés. Ils tapent sur des casseroles, chantent, puis ils chassent les occupants, qui se retrouvent brutalement à la rue. Ils détruisent certaines habitations, brûlent des affaires qu’ils trouvent. Ils menacent ceux qui s’opposent à leur action, voire les journalistes présents. Ils distribuent des tracts justifiant leur action, qui accusent les sans-papiers d’être responsables de tous les maux du département : délinquance, chômage (36%), surcharge dans les écoles, dégradation des services de santé…

Ce département, c’est Mayotte, île située à mi-chemin entre l'Afrique et Madagascar, 230.000 habitants, dont 40% d’étrangers, un territoire français qui vit sous la forte pression migratoire des trois îles des Comores indépendantes voisines.

Selon la Cimade, près de 1.000 personnes ont déjà été chassées par ces "collectifs d’habitants" qu’on n’appelle pas "milices" car ses membres ne sont pas armés. Plusieurs villages ont été le théâtre de telles exactions : Tsimkoura, Poroani, Mbouini , Choungui, MTsangamboua, Koungou. Et dimanche dernier encore, Bouéni.

"On s'occupera de vous"

Les personnes visées, à écouter ces collectifs d’habitants en colère, sont des "illégaux" : des Comoriens sans-papiers, qui occupent illégalement des terrains. En réalité, les auteurs des descentes ne font pas le tri. Un militant de la Cimade, Yohan, nous raconte qu’il a vu dimanche matin à Bouéni une famille d’immigrés en situation parfaitement régulière se faire expulser :

"La femme avait une carte de séjour de dix ans et ils avaient un vrai bail. Les habitants ont arraché les portes de leur domicile à coup de marteau. Ils leur ont dit : "Si à 15 heures vous êtes encore là, on s’occupera de vous'. Les gendarmes, débordés, leur ont conseillé d’obtempérer…'

Cette chasse à l’étranger a commencé en janvier dans le village de Tsimkoura. Un collectif d’habitants de ce village a écrit à des propriétaires, avec copie à la maire de la commune et à la gendarmerie, pour les sommer d’expulser les sans-papiers qu'ils hébergeaient avant le 10 janvier. "Passé ce délai, les habitants prendront les mesures nécessaires pour remédier à ce problème", avaient-ils prévenu. Ils ont mis leur menace à exécution, chassant quelque 200 personnes, certaines en situation régulière, certaines même de nationalité française...

Faute de réaction des autorités, d’autres villages ont suivi l’exemple. La méthode est désormais rodée : on prévient par courrier, sur les réseaux sociaux et par voie d’affiches ; on se donne rendez-vous (voir affiche ci dessous) ; puis on marche vers le quartier ciblé.

Chasse aux étrangers à Mayotte : mais que fait l'Etat ?

Les dates des prochaines expulsions sont connues : dimanche prochain à M'tsamboro, le 5 juin à Kani-Kéli… Mais que fera l’Etat ? Jusque-là, il se contente d'une position d'observateur. Le 101e département n'est décidément pas un département comme les autres. Dans un communiqué, la préfecture "condamne fermement les événements qui se sont déroulés sur plusieurs communes de l'île ce week-end et ont conduit à l'expulsion de familles et à la destruction de bangas (cases, NDLR)".

300 personnes au bord de la route

A Choungui, le 8 mai, 300 personnes, dont la moitié d’enfants, se sont ainsi brutalement retrouvées le long d’une route. Elles y sont restées deux jours. La préfecture, réagissant pour la première fois, a cherché à leur trouver un centre d’accueil, sans succès. Ce sont les associations comoriennes qui les ont finalement secourues. Au passage, la police de l’air et des frontières a vérifié avec zèle les papiers de ces réfugiés : 40 personnes ont été expulsées, selon la Cimade.

Avant chaque intervention des collectifs d’habitants, les gendarmes sont prévenus, mais face à des foules en colère, ils ne peuvent pas faire grand-chose. A Poroani, une vingtaine de gendarmes a assisté aux expulsions sans intervenir : la consigne était de laisser faire tant qu’aucune atteinte à la personne n’était constatée ou que les autorités municipales n’étaient impliquées…

Les familles chassées de leur domicile, qui viennent des trois îles des Comores indépendantes (Mayotte a choisi de rester française en 1974), sont dans un dénuement complet. Leurs enfants sont brutalement déscolarisés. Les associations de Comoriens, jusque-là, parvenaient tant bien que mal à reloger ces réfugiés dans des familles, un peu partout sur l’île. Mais le nombre de personnes sans domicile croît désormais trop rapidement et les bénévoles sont débordés.

(Des gendarmes postés lors d'une opération d'expulsions dans la commune de Boueni - Crédit : ORNELLA LAMBERTI / AFP)

(Des gendarmes postés lors d'une opération d'expulsions dans la commune de Boueni - Crédit : ORNELLA LAMBERTI / AFP)

Situation explosive

Chacun s’accorde à juger la situation explosive. Plusieurs centaines de personnes, hommes, femmes et des enfants, ont trouvé depuis lundi refuge sur la Place de la République à Mamoudzou, le chef lieu de département. Ils ont accès à l’eau et un centre médical a été installé, mais le soleil est accablant et l’ombre rare.

Ce sont des bénévoles comoriens ou de la Croix rouge qui accueillent ces familles. L’Etat reste peu présent. Une réunion a eu lieu à la préfecture mardi après-midi, avec les différentes associations. Pas de préfet, en revanche : l'ancien est parti, le nouveau n'est pas arrivé. La directrice de cabinet a proposé d’organiser un centre d’hébergement d’urgence. Mais dans la soirée, les militaires chargés de préparer un tel centre, sur un terrain de Mtsapéré, ont été stoppés par la population du quartier...

Pascal Riché

Journaliste

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