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Allier à Mayotte

Allier à Mayotte

Vie quotidienne d'expatriés à Mayotte pour la famille et les amis.

Publié le par M Christine
Publié dans : #Actualités Mayotte.

Fermeture définitive du musée de l’ylang.

Cela fait plus d’un an que l’orage gronde, il a fini par éclater et s’est conclu par la fermeture de l’Ecomusée vendredi dernier.

Ce n’était pas la joie vendredi matin parmi l’équipe des salariés de l’association des Naturalistes quand ils entreposaient dans une camionnette le matériel pédagogique du musée.

Après être passé par l’écomusée de la vanille et de l’ylang-ylang, plus personne n’ignorait que c’était le geste du jeune esclave réunionnais Edmond Albius qui avait permis de féconder manuellement l’orchidée pour en donner la réputée gousse alimentaire… Si l’exposition avait quelque peu vieilli, c’est que les Naturalistes n’ont pas voulu investir dans une structure au dessus de laquelle était suspendue une épée de Damoclès.

Encore une fois, c’est le foncier qui est l’élément bloquant : « nous avions signé un bail en 2000 avec une famille, sans savoir qu’une autre était également propriétaire », explique Michel Charpentier, président des Naturalistes.

Expulsion sans solution

De nombreuses démarches plus loin, rien n’y a fait, « occupant sans droit ni titre pour la justice, nous sommes expulsés », mais surtout aucune solution alternative n’a été trouvée : « le Conseil général nous a proposé un bâtiment en ruine à Coconi, la mairie nous explique ne pas avoir trouvé de solution et la Préfecture parle de Pôle d’Excellence rurale que nous pourrions intégrer, mais pas avant deux ans », regrette Michel Charpentier.

Escale quasi obligée de tout touriste, la fermeture de l’Ecomusée est une grosse perte, « surtout que nous l’avons maintenu à flot toutes ces années avec des recettes qui ne nous permettent pas de payer les deux salaires des permanents Anrif et Toulay ».

On ne sait pas encore ce qu’il va advenir de la maison en torchis qui abritait le musée et qui avait été financée par la préfecture à la demande du fondateur de Michel Charleux, actuellement archéologue en Polynésie. Anrif et Toulay eux, ont été repris au sein de l’association des Naturalistes.

Reconstruire une maison en torchis pour cet écomusée pourrait être un chantier école instructif pour des jeunes, et permettrait de répondre parfaitement à la volonté gouvernementale de mettre en valeur le « patrimoine culturel-patrimoine naturel » ainsi que le veut le thème des prochaines Journées du Patrimoine.

Anne Perzo-Lafond
Le Journal de Mayotte

L'équipe des Naturalistes a fermé l'écomusée.
L'équipe des Naturalistes a fermé l'écomusée.

L'équipe des Naturalistes a fermé l'écomusée.

Le foncier est à l'origine de beaucoup de problèmes à Mayotte.

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marton 18/09/2014 11:44

Un beau projet de construction pédagogique pour Cricri, puisque les élèves maîtrise déjà le dessin... du baobab!